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Karine Lambert (auteure)

Karine Lambert est originaire de Montréal.  À douze ans, elle écrit déjà des contes. Mais, intéressée par les sciences, elle termine d’abord une formation en biochimie à l’Université McGill avant de se tourner vers l’enseignement des sciences au secondaire. L’écriture n’est cependant jamais bien loin et, parallèlement à son travail d’enseignante, Karine entreprend un certificat en création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Les premières publications ne tardent pas à venir. Tout d’abord Babayo (revue Biscuit chinois, 2007), puis Silence bleu (XYZ, La revue de la nouvelle, 2009) et Sous pression (revue Biscuit chinois, 2009). Son implication auprès de ses élèves lui inspire un premier roman jeunesse, Zack et ses électrons (éditions Pierre Tisseyre, 2010). Elle fait par la suite une maîtrise en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Depuis, elle se consacre à temps plein à l’écriture.

Extrait

Hortense Craquepote et moi
Karine Lambert - Ill. : Annie Rodrigue - Éditions Pierre Tisseyre - Coll. «Papillon» - 2015 - 168 p. - 13,95 $ - ISBN : 978-2-89633-333-2

Karine Lambert a choisi:
Je n’ai pas connu Hectorine, la tante de mon père. Mais une chose est certaine : elle devait avoir un sacré sens de l’humour. C’est la seule façon d’expliquer les surprises étranges qui nous attendaient à la lecture de son testament.

Le bureau de maître Lebeau était gai comme un corbillard. Dans ce caveau, tout était désespérément gris. Même la perruque du notaire, aplatie de chaque côté de sa tête, avait la couleur fade d’une souris écrasée.

Hectorine… Personne n’avait visité cette vieille tante depuis une éternité. Pourtant, tout le monde pleurnichait dans son habit noir. Pendant que maître Lebeau préparait ses documents, on entendait des mouchements épouvantables. On aurait dit une symphonie de trombones mal accordés.

On chuchotait que « la défunte » avait été une « gentille excentrique ». C’est drôle. De son vivant, on l’appelait plutôt la « méchante folle ». J’imagine qu’un testament, ça détraque la mémoire. Surtout quand on espère en picorer des miettes… J’en voulais à mon père de m’avoir traînée à cette réunion de corbeaux.

Karine Lambert commente:
J’ai adoré me glisser derrière la voix de Pénélope, l’héroïne d’Hortense Craquepote et moi. Cette jeune fille se trouve à la frontière ultime de l’enfance, un âge où « on est assez vieux pour comprendre ce qui se passe autour, mais trop jeune pour être pris au sérieux… » En tant qu’auteure, je suis fascinée par les personnages de cet âge un peu hybride où la lucidité côtoie une grande capacité d’émerveillement.    Quand ils m’apparaissent, il ne me reste qu’à me faire toute petite pour les suivre dans leurs aventures…