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Magali Laurent (auteure)

Photo : Normand Huberdeau

Magali Laurent est franco-canadienne. Sa maîtrise de journalisme en poche, elle quitte la France en 2007 pour s’installer avec son conjoint à Québec, où ils fondent leur petite famille. C’est là qu’elle écrit le premier tome de la trilogie jeunesse Billy, finaliste du Prix de création littéraire de la Bibliothèque de Québec et du Salon international du livre de Québec en 2014.


Ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin, Magali récidive avec une trilogie post-apocalyptique, B.O.A., dont le premier tome est édité en septembre 2017 par les Éditions de Mortagne. Aujourd’hui, elle écrit à temps partiel et travaille avec d’autres auteurs en proposant des services de coaching littéraire et de révision linguistique.


* Magali Laurent est également inscrite au Répertoire des animateurs.

Extrait

Mystère de la Pierre de Vie (Le)
Magali Laurent - Éditions de la Bagnole - Série Billy. Tome 1 - 2013 - 376 p. - 24,95 $ - ISBN : 978-2-89714-012-0

Magali Laurent a choisi :

La façade de la maison n’avait pas été repeinte depuis cent ans au moins et le blanc d’origine s’écaillait en grosses plaques grisâtres. Billy frôla le mur de ses doigts maigres avant d’entrer, détachant un morceau de façade au passage. Il le fit rouler un moment entre ses doigts, formant des miettes qui s’étalèrent sur le plancher limé du salon, tout en jetant un regard circulaire sur l’amas de meubles et de bibelots qui recouvraient chaque parcelle du sol et des murs. 

Billy ne rendait pas souvent visite à sa grand-mère. Durant les dix premières années de sa vie, il avait passé une semaine dans cette maison pendant les vacances d’été. Une semaine par été. Ce n’était pas beaucoup... 

Billy contempla la pièce avec un intérêt nouveau. Il ne connaissait pas bien sa grand-mère. Il n’avait cependant jamais vraiment montré d’intérêt pour cette femme étrange qui puait le tabac et la poussière, et parlait un français si désarticulé qu’il ne comprenait pas le tiers des mots qui sortaient de sa bouche toute ridée, dans le meilleur des cas. Et puis elle se montrait souvent paranoïaque, se cachait de ses voisins, n’ouvrait jamais à personne. 

— Billy! s’impatienta Erika qui était montée à l’étage.

— J’arrive! Une seconde!

Il attrapa un chat siamois gros comme un poing posé sur une étagère poussiéreuse et le retourna. S’il se fiait à l’étiquette placée sous la pièce de céramique, il s’appelait «Made in China», comme la plupart des objets entassés dans cette pièce. Billy le reposa avant de traîner les pieds jusqu’au premier étage, où sa mère l’attendait en s’activant. 


La pièce du haut était unique et immense. Une espèce de grenier qui servait de chambre, au milieu duquel trônait un lit sous un entrecroisement de poutres noircies par le temps et la poussière. Erika jeta à son fils un regard contrarié avant d’extirper trois cintres d’une armoire massive. Une robe et deux chemisiers y pendaient. Elle les caressa tendrement, plongée dans ses souvenirs, puis les posa sur le dessus-de-lit avant de s’engouffrer de nouveau dans l’armoire.



Magali Laurent commente :

BILLY est ma première série jeunesse. Elle a donc une place toute particulière dans mon cœur. La maison de cet extrait, c’est un peu celle de mes grands-parents, qui vivaient dans le nord de la France. Je me suis largement inspirée de mon vécu et de mon expatriation pour construire le personnage de Billy. À travers ses yeux, c’est toute la question de la quête de soi que j’ai voulu approfondir.