Communication-Jeunesse
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Lucie Bergeron (auteure)

Photo: Martine Doyon
Lucie Bergeron est née à Québec en 1960. Ses études en littérature la conduisent à l’obtention d’une maîtrise en création littéraire de l’Université Laval.

En 1991, les éditions Héritage publient Un chameau pour maman, un roman pour jeunes lecteurs. Son rêve le plus cher se réalise enfin: écrire! Dès lors, ses publications se multiplient. Teintées d’humour, ses histoires développent des thèmes essentiels comme le courage, la confiance, la persévérance, l’amitié. Des romans tels que Bout de comète et Le Trésor de la cité des sables (Québec Amérique – 2000, 2004) nous invitent à voyager en nous transportant jusqu’en Inde. Avec les plus jeunes, Lucie Bergeron privilégie aussi les découvertes grâce à une petite chatte qui explore les différents métiers, comme l’enseignement de la musique dans Solo chez madame Deux-Temps (Québec Amérique – 2003). À l’automne 2006 paraît Les Compagnons des Hautes-Collines de la nouvelle série Dagmaëlle, chez le même éditeur.

Elle affirme que la littérature pour la jeunesse lui permet d’explorer l’irrationnel et d’exprimer librement sa fantaisie dans un univers imaginaire qui n’a pas vraiment de frontières. Elle peut aussi revivre une partie de son enfance qui ne l’a jamais quittée.

Avec Zéro les Bécots!, Lucie Bergeron obtenait la deuxième place du Palmarès Communication-Jeunesse des livres préférés des jeunes en 1996. Zéro les ados! (Héritage jeunesse – 1995) se retrouvait en quatrième position du même palmarès en 1997.

Extrait

Compagnons des Hautes-Collines (Les)
Lucie Bergeron - Ill. : Stéphane Poulin - Québec Amérique jeunesse - Coll. «Bilbo» - Série Dagmaëlle - 2006 - 176 p. - 8,95 $ - ISBN : 2-7644-0513-8

Lucie Bergeron a choisi:

Tantoche fixe la vapeur qui commence à s’échapper du chaudron sur le feu. Tantoche, le surnom que Tomas donnait à la Vielle. Il disait que notre tante n’avait rien dans la caboche. Il croyait dur comme fer qu’un vent de tempête avait balayé les mots de sa tête. Ouste ! Allez voir ailleurs, soufflait l’ouragan. À la sortie, ses mots n’avaient pas su où aller. Alors, ils s’étaient accrochés aux murs avec leurs pattes de grenouille. Et la nuit, on les entendait se répondre et s’appeler.
Moi, je disais à Tomas que tous ces sons étranges pouvaient s’expliquer. Les gémissements, les craquements... C’était le vent du large qui secouait la maison. Tout simplement ! Lui n’en croyait rien. Sérieux, il écoutait les mots perdus de notre tante et il ne s’endormait qu’à l’aube quand les paroles brûlent sous les premiers rayons du soleil. Depuis que mon Tomas n’est plus là, ce sont ses mots d’enfant que j’entends et ils ne me font pas rire.

Lucie Bergeron commente:

Pourquoi ai-je choisi cet extrait de la première aventure de Dagmaëlle ? Tout simplement, parce que je l’aime ! Ce court passage illustre bien mon travail de création. Quand j’ai commencé la rédaction des Compagnons des Hautes-Collines, j’ai fait un choix. Après quinze ans d’écriture pour la jeunesse, j’ai décidé d’écrire sans me créer de barrières inutiles, librement, en laissant le flot de l’écriture couler. Sont alors apparues des images inédites, des métaphores auxquelles je ne m’attendais pas. J’ai plongé dans ce nouvel univers et j’ai fait un très beau voyage.