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Christiane Duchesne a choisi:
Les fougères jaunies, les bolets roses, les grands cerisiers noirs, les hêtres, les mousses, les lichens vert-de-gris en forme d’entonnoirs miniatures, le parfum acide des bouleaux écorchés, le tapage des pics acharnés sur les plus hautes branches des épinettes, le chant lointain des grives solitaires, tout était normal. Pourtant le sentier ne menait pas dans la bonne direction.
Pierre dut se résoudre à l’admettre : il ne retrouverait ni la pierre fendue, ni le chemin de la maison, il était inutile de chercher plus longtemps.
À cette heure bleue où les ombres commencent à se défaire, la forêt se refermait lentement sur elle-même. Pierre espéra qu’il subsisterait assez de lumière pour qu’il puisse distinguer les racines et les souches pourries sur lesquelles il risquait de buter.
Christiane Duchesne commente:
Voici Pierre Moulin, perdu en pleine forêt le jour de son treizième anniversaire. Comment se fait-il que rien ne soit tout à fait comme avant? Est-ce le fait d’avoir traversé la pierre fendue?
Arrivé malgré lui au pays du Montnoir (où personne ne sait ce qu’est un téléphone), Pierre Moulin devra s’armer de courage et de patience pour découvrir le moyen de rentrer chez lui…
J’ai passé les quatre dernières années à écrire ces mille pages des aventures de Pierre Moulin, et ce n’est pas fini!