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Josée Pelletier a choisi:
Ma chambre est rassurante, mon lit est confortable et, pourtant, je ne suis pas sereine. Joseph, Fabienne et leur famille me manquent, m’inquiètent. Il reste tant à faire sur l’île pour aider les habitants à se relever de l’ouragan. Comment être ici et s’asseoir paisiblement au bord de la piscine, alors qu’on nous fait griller des brochettes sur le barbecue? Comment s’abandonner sans souci, sans remords?
Je me lève, allume la lampe sur mon pupitre et prends une feuille. Un crayon à la main, je songe aux premiers mots que je vais inscrire sur mon beau papier de correspondance. Je mordille mon stylo, plongée dans mes pensées. Des images du passé se forment dans ma tête et même si elles sont tragiques, je distingue une main posée sur mes épaules. Des anges m’entourent, me protègent. Joseph, Fabienne, Grand-maman, le vieux voisin et même Fiona. Mais il y a un ange parmi les autres…
Je cesse de jouer au castor avec mon crayon et l’utilise enfin:
« Cher William… »
Josée Pelletier commente:
J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire "Des vacances dans la tourmente". Faire la connaissance de Mélissa et de William a été d’un tel bonheur! Ils m’ont fait rire, je me suis inquiétée pour eux et le dénouement de leur histoire m’a attendrie. J’ai d’ailleurs choisi un extrait tiré des dernières pages du roman parce qu’à ce moment-là, je sens que Mélissa a grandi, que son aventure aux Bahamas a fait d’elle une personne meilleure. Écrire des scènes cocasses m’amuse beaucoup, même énormément, mais créer un passage dramatique, comme celui-ci, vient chercher l’émotion en moi, un cri du cœur qui, à chaque lecture, me bouleverse… Bref, j’ai vraiment passé du bon temps avec Mélissa et William. J’espère sincèrement les retrouver dans une nouvelle aventure.