Communication-Jeunesse
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Sylvie Roberge (auteure, traductrice)

Photo: Marie-Josée Legault
Sylvie Roberge est née en 1955 à Québec. En 1995, elle complète une maîtrise en didactique de la littérature d’enfance et de la jeunesse à l’Université Laval, à Québec. Elle y reçoit par ailleurs un prix d’excellence. Depuis, elle écrit, agit à titre de consultante en littérature pour la jeunesse, organise des ateliers à l’intention des enseignants du préscolaire et du primaire portant sur l’animation du livre.

Sylvie Roberge travaille également comme conteuse et animatrice de la lecture et du livre. En 1999, Communication-Jeunesse lui confie la responsabilité de concevoir son programme d’éveil à la lecture et à l’écrit pour les enfants de 0 à 5 ans: Toup’tilitou. Forte d’une expertise de plusieurs années dans le domaine de l’édition, elle assume depuis 2004, chez Dominique et compagnie, la direction littéraire et artistique de plusieurs albums et collections  dont Premières nations, Monsieur son, Curieux de savoir et À pas de souris.

Sylvie Roberge compte à son actif d'auteur plusieurs albums pour enfants ainsi que de nombreux documentaires et livres d’éveil à la lecture et à l’écrit. Elle signe tous les textes des séries Lis et raconte, Grignote les mots et Gribouillis, une collection qui initie les enfants à la lecture. Elle a traduit également plusieurs albums dont ceux de la série Winnie la sorcière, publiés aux Éditions Héritage. En 2011, elle a signé un récit biographique qui relate la vie de Marie Guyart, Mère Marie de l’Incarnation et en 2014, sa première bande dessinée : Le vol TS-236 qui relate l’exploit accompli en 2001 par le commandant Robert Piché, aux commandes d’un Airbus A330.


*Sylvie Roberge est également inscrite au Répertoire des animateurs.

Extrait

Marie Guyart : Mère Marie de l'Incarnation
Sylvie Roberge - Éditions de l'Isatis - Coll. «Bonjour l'histoire» - 2011 - 72 p. - 13,95 $ - ISBN : 978-2-923234-72-4

Sylvie Roberge a choisi:

Les familles amérindiennes qui s’arrêtent au parloir du couvent ne repartent jamais sans qu’on leur ait offert à manger. Marie constate :
— La faim est l’horloge qui leur fait juger de l’heure.
Elle a adapté à sa façon la recette de la sagamité*, une soupe autochtone traditionnelle qu’elle prépare avec un boisseau* de pruneaux noirs, quatre pains de six livres, quatre mesures de farine, des pois ou du maïs. Elle y ajoute aussi une douzaine de chandelles de suif fondu et deux ou trois livres de gros lard. Cette recette sert à nourrir de soixante à quatre-vingts personnes.


Sylvie Roberger commente:

J’ai adoré effectuer les recherches qui m’ont permis de découvrir le parcours exceptionnel de cette femme qui a d’abord été épouse, mère et femme d’affaire avant de prendre le voile et de venir en Nouvelle-France où elle a consacré sa vie à l’éducation des jeunes Amérindiennes et Françaises. À travers la vie de Marie Guyart, j’ai également voulu amener les jeunes à découvrir les conditions de vie au 17e siècle.