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Robert Soulières a choisi:
Le brave chevalier de Chambly, sans peur, sans sommeil pour l’instant et sans reproche jusqu’à maintenant, continua son incursion sournoise dans le château.
La plupart des salles portaient un nom affiché au haut de la porte. Chambly, dans sa tournée d’inspection pour récupérer les objets volés du roi Gustave et de la reine Larissia, visita les cent douze salles et chambres du palais vraiment pas laid.
Ainsi le chevalier, en bon touriste, visita :
. la salle des circonférences, (quand les discussions tournent en rond)
. la salle des tortures (la salle Igo),
. la salle à manger, (la salle Hade, le nom du cuisinier sans doute),
. la salle des pas perdus, (c’est là qu’on se retrouve !)
. la salle de danse (la salle Sa),
. la salle de jeux (la salle Timbanque),
. la salle des cuisines (la salle Hier),
. la salle des bons débarras (la salle Migondis),
. la salle des vins et de la bière (la salle Oune),
. la salle d’habillage (la salle Opette),
. le salle d’attente du médecin (la salle Monellose),
. le salon de thé (la salle Thé),
. la salle du trône (la salle WC)
. il fit une courte halte à la salle de bains (euh ! oui, des fois quand il faut, y faut !) justement nommée la salle Ubrité,
. la salle d’entrée (la salle Amalec),
. et finalement, la salle de balles où il fit une découverte ahurissante. Nous y reviendrons, car je n’ai pas le temps de vous en parler tout de suite.
Avant de partir, Chambly fit un saut dans la chambre du roi Nicolas pour y déposer sa carte de visite sur la table de chevet, près de son verre où reposait son dentier. Sur cette carte, on pouvait y lire : Avec les compliments d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur.
Le roi Nicolas n’y comprendrait sans doute rien et se demanderait durant des lustres qui est ce sacré Arsène, mais Chambly aimait bien dérouter les gens à l’occasion.
Robert Soulières commente:
Au-delà de l’humour, dans L’épingle de la reine, il y a tout de même quelques thèmes importants qui sont traités : l’exploitation des enfants qui travaillent. En effet, dans le monde, il y a plus de 210 millions d’enfants de cinq à quatorze ans qui doivent travailler de dix à quatorze heures par jour pour assurer leur subsistance et, parfois aussi, celle de leurs parents.
Un passage dans le livre dénonce cette réalité incroyable du XXle siècle.
Un autre passage, inspiré par le film de Charlie Chaplin, Le dictateur, dénonce l’abus de pouvoir de certains chefs d’état. L’extrait du film que j’ai choisi est un immense hymne à la liberté. J’ai recopié mot à mot une partie de ce discours en citant ma source bien entendu.
Tout ça pour dire que sous le couvert de l’humour, il y a parfois des réalités troublantes que les auteurs peuvent dénoncer.
Finalement, il y a aussi, dans L’épingle de la reine, ma passion pour la peinture et les musées. Dans ce roman, je me suis amusé à imaginer la création du premier musée.
Vive l’humour!
Vive l’humour libre!