Née à Québec en 1924, Suzanne Martel gradue au Collège des Ursulines de cette même ville en 1942. Elle étudie en littérature à l'Université de Toronto en 1942-1943. Elle effectue un retour aux études en sciences sociales, au Cégep Marie-Victorin à Montréal, en 1970.
Suzanne Martel est l’une des instigatrices du regroupement qui a mené à la création de Communication-Jeunesse. Elle en est d’ailleurs membre honoraire depuis 1991. On la considère comme l'un des piliers de la littérature pour la jeunesse au Québec. Romancière et auteure pour les jeunes, elle pratique d’abord le journalisme au journal
Le Soleil en 1945. Dès 1946, elle devient pigiste et collabore à différents journaux et revues ainsi qu’à la télévision. Elle donne des centaines de conférences à travers le Canada. En 1971, elle fonde
Safari, le supplément hebdomadaire du
Montréal-Matin pour la jeunesse. Elle en est directrice jusqu'en 1974. Battante, mère de six enfants, voyageuse intrépide, Suzanne Martel publie une vingtaine de livres jeunesse. Plusieurs de ses romans sont devenus des classiques dont
Surréal 3000 (Éditions du Jour – 1963),
Jeanne, fille du roi (Fides – 1974),
Nos amis robots (Héritage – 1981). Ses œuvres sont traduites en anglais et en japonais.
Suzanne Martel reçoit le Prix de l'ACELF à deux reprises : en 1962 pour
Surréal 3000, et en 1963 pour
Lis-moi la baleine (Éditions Jeunesse – 1968). Ce roman lui vaut également le Prix de la province de Québec, en 1968. Elle est récipiendaire du Prix Alvine-Bélisle (ASTED) pour son roman J
eanne, fille du Roy. La même année, on lui décerne le Prix Vicky-Metcalf de l'Association des bibliothécaires canadiens pour les livres d'enfants. En 1982, elle obtient le Prix du Conseil des arts du Canada pour son roman
Nos amis robot, et, en 1994, son roman
Une belle journée pour mourir (Fides – 1993) reçoit le Prix du Gouverneur général du Canada.
Suzanne Martel est décédée le 30 juillet 2012.