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Libre expression

Derrek Cortez

Encore une fois, voici une histoire tirée d'un forum rpg. Mais cette fois-ci, elle vient d'un forum basé sur la populaire série de livres Ewilan. Attention, je publie l'histoire générale et un post que j'avais fait. Je résumerai ensuite ce qu'il y a entre l'histoire et le post.
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Il existe une populaire tradition alavirienne, surtout connue dans les marches du Nord, chez les frontaliers. Quand naissent des jumeaux, on dit qu’il vaut mieux les séparer, les élever séparément. Il est aussi dit que ces deux enfants s’entendront mieux et seront bien plus efficaces s’ils ne se rencontrent à l’adolescence ou à l’âge adulte. On ne se sait pas vraiment pourquoi, mais c’est ainsi.
Un jour, c’étaient rencontrés deux personnes. Un homme, une femme. Lui marchombre, elle frontalière. Lui la nuit, elle le jour. Mais pourtant ils s’aimaient. Ils se complétaient. Ils se convenaient et se complétaient. Bref, c’était ainsi et seule la poésie marchombre aurait pu utiliser d’autres mots pour le dire, mais le résultat aurait été le même. Naquirent finalement de cette union deux enfants. Vous devinez la suite… Moi je fus envoyé chez un oncle, marchombre, comme mon père, tandis que ma sœur restait chez les frontaliers. Je m’appelle Derrek Cortez et ceci est mon histoire. Une histoire qui parlera bientôt de ma sœur, mais nous n’en sommes pas là.
Donc j’avais été envoyé chez mon oncle, qui habitait Al’Jeit, au Sud de l’empire. C’était la capitale. Le meilleur endroit pour un petit garçon plein d’énergie à la curiosité insatiable. Bref, le paradis, pour moi. Petit, je passais beaucoup de temps à explorer la ville, apprendre à perfectionner mon corps. On aurait très vite pu dire que j’allais devenir marchombre. Mais mon oncle ne voulait pas. Je ne sais toujours pas pourquoi. Quoi qu’il en soit, j’aimais être libre, sentir le monde à mes pieds, jouer avec ses forces, ses faiblesses et les tordre à mon bon vouloir. Alors que j’avais à peine 11 ans, mon oncle mourut. Les derniers mots qu’il me laissa furent en premier les noms de mes parents et de ma sœur jumelle. Ensuite, il a ajouté, juste avant de partir : suit ta voie. La voie des marchombres t’attend, puceron. Pourquoi m’encourageait-il sur cette voie, maintenant? Alors qu’il avait tenté par tout les moyens de m’écarter de ce chemin durant mon existence. Je ne pouvais pas savoir que c’était parce qu’il avait longuement parlé avec une jeune marchombre, que l’on disait la réincarnation de celle qui a créé la guilde. Mais peut-être est-ce un coup du destin, car elles ont les mêmes initiales…
J’étais jeune et sans famille. Je ne pouvais entreprendre le voyage vers les marches du Nord. J’étais trop petit. Je me suis donc débrouillé de mon mieux, travaillant dans les champs environnants pour obtenir ma pitance. Souvent, je dormais à la belle étoile, mais il arrivait parfois que les fermiers m’offrent l’asile d’une nuit. J’ai toujours parlé aux étoiles, d’aussi loin que je me souvienne. Elles étaient et sont mes confidentes, mes meilleures amies, mes compagnes de toujours. Elles ne m’ont jamais laissé tomber, chaque soir au rendez-vous. J’ai rédigé tant de poèmes à pour elles que je ne pourrai jamais les retrouver. La poésie que m’a enseignée mon oncle était passagère, mais tellement empreinte de vérité qu’elle touche bien plus qu’un long poème ou que la douleur d’un couteau en pleine poitrine.
Les années ont passé. J’étais alors un vigoureux garçon avec de bons muscles, prêt à donner un coup de main à qui en avait besoin. Mais je sentais que ma place n’était pas là. Elle était tilleur, là où les possibilités sont infinies, et les chemins, sans aucune graduation d’aucune sorte. La voie des marchombres. Je savais comment attirer l’attention de l’un d’eux. Je savais les reconnaître et comment traiter avec eux. Et je savais que j’avais ce qu’il me fallait pour partir vers la liberté. Je sentais le moment venu.
J'ai donc pris le pas de la ville. Cette ville que j'avais quittée depuis si longtemps... Que de nostalgie... Je peux vous dire que j'en ai écrit des poèmes durant ce voyage. Des poèmes aussi profonds qu'éphémères... Bref, quand j'ai franchi les portes de la capitale, des souvenirs de mon enfance ont ressurgi, telles des bombes. Je reconnaissais chaque allée, chaque boutique, et même certains marchands!! C’est comme de revenir à la maison après un long voyage. Tu es chez toi... et tu ne l'es pas. Quoi qu'il en soit, j'ai parcouru un moment la ville, me rappelant finalement certaines choses qui pourraient m'être utiles. Je savais qu'il y avait des marchombres un peu partout, mais il ne me fallait pas un marchombre de bas étage. Je savais que certains n'étaient vraiment pas fiables. J'ai observé plusieurs heures la foule, localisant beaucoup de marchombres. J'ai même pu observer quelques apprentis. Ça échappait à l'oeil normal, mais il fallait dire que j'avais été élevé par un marchombre...
Puis, j'ai finalement aperçut un membre de la guide - c'était impossible de ne pas le remarquer, tout criait en lui qu'il était marchombre - . Il observait la foule. «Ils évaluent les jeunes pour se trouver un apprenti». Je l'ai observé un moment. Ses manières, ses gestes, sa tenue. Mais bien sûr, comme tout bon marchombre, il a senti mon regard attentif. Je savais que j'avais piqué sa curiosité. J'ai donc fait mine de rien. Toute la journée, il m'a suivi. J'ai étalé quelques-unes de mes compétences, histoire de confirmer mes hypothèses. À la fin de la journée, au crépuscule. J'en ai eu assez. Le coup final était pour maintenant.
Je me suis engagé dans une ruelle, un cul de sac. Il m'a suivi. Quelle n'a pas été sa surprise quand je lui ai empoigné l'épaule, par-derrière. Étonné par tant de gestes empruntés au commun de la guide, il est resté interdit. Je l'ai donc invité dans une auberge, dans un salon privé. Il m'a alors questionné. Je n'avais rien à lui cacher et lui ai révélé ce qu'il voulait savoir. À la fin, il m'a proposé de devenir son apprenti. Heureux, j'ai accepté. Je m'engageais finalement dans ma voie, celle des marchombres...
Quelques mois ont passé. Je n'ai pas cessé d'étonner mon mentor. Il m'a donné rendez-vous ce matin dans un café. J’espère qu'il a trouvé un nouveau, parce que ça devient lassant de... Il est assot avec un marchombre à la peau noire et une adolescente - sans doute son apprentie - . Elle est belle... On dirait qu'elle a du sang faël... Je crois que je vais faire une entrée discrète...

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Et maintenant commence le vrai récit. Derrek fait la connaissance de la jeune demi-faëlle avec laquelle il se lie d'amitié rapidement, bien qu'ils n'aient pas réalisé qu'ils étaient en amour. Le mentor de Derrek et celui d'Aurélianne (la demi-faëlle) se connaissent. Enin, Helena est la nouvelle apprentie d'Elana. Aurélianne est celle de Salim. Et enfin, le mentor de Derrek s'appelle Diederik.

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Ces 8 mois s’étaient passé terriblement vite, comme si le temps autour de l’apprenti marchombre s’était arrêté sans pour autant que ce qui se passait à l’extérieur ne ralentisse. Lui et Aurélianne étaient devenus les meilleurs amis du monde – il n’avait toujours pas pu identifier ses quelques malaises qui l’assaillaient de temps à autre, formant avec Helena un trio inséparable. Bien qu’il fallait souvent qu’ils partent de leur côté, car ils devaient suivre leur propre mentor. Donc, la plupart du temps, Salim et Aurélianne allaient de leur côté, de même qu’Ellana et Helena. Finalement, Diederik et Derrek allaient où les conduisait leur chemin. Cependant, les trois adolescents trouvaient toujours le moyen de se retrouver, parfois sous le regard amusé des plus vieux, parfois sans « escorte », mais toujours les maîtres marchombre étaient au courant. De toute façon, il aurait été vainc de le leur cacher. Ils l’auraient su bien trop vite…

Quelques jours plus tôt, Aurélianne et Derrek avaient passé les épreuves de l’Ahn-Ju, ce rituel marchombre dont le but était de tester les habiletés des apprentis. Les trois personnes qui testaient l’apprenti avaient le choix exclusif du lieu, du temps, des conditions et de la difficulté des épreuves. Et même si les deux adolescents avaient eu droit à des épreuves particulièrement ardues, ils s’en étaient très bien tirés, sans plus de quelques écorchures, tout au plus.

Quelques jours plus tard, les apprentis marchombres avaient donc pris le chemin du Rentaï. Ils y avaient eu d’autres candidats à passer les épreuves de l’Ahn-Ju, mais peu avaient réussi. En plus d’Aurélianne et de Derrek, seuls deux autres apprentis avaient réussi. Ce qui voulait dire que ceux qui avaient échoué ne pourraient recevoir la greffe, ni devenir maître marchombre. Mais même si quatre apprentis avaient réussi à passer les épreuves, rares étaient ceux qui revenaient du Rentaï avec le greffe. Mais même s’il y en avait qui se le feraient refuser, ceux-là pourraient tout de même transmettre éventuellement leur savoir à une nouvelle recrue.

Donc, Aurélianne et Derrek avaient pris la route ensemble, sans pour autant suivre le même chemin que les deux autres. Salim et Diederik étaient restés en ville, attendant leur retour. Salim passerait très certainement ce temps de repos en compagnie d’Ewilan et de sa petite fille, qui avait bien grandi au cours des derniers mois. Pour Diederik, c’était plus difficile à dire, surtout pour Derrek, même s’il avait passé plusieurs mois avec cet homme-là avec lui. Cependant, une voix qu’il n’entendait pas lui soufflait qu’il chercherait la compagnie d’Helena. Allez savoir pourquoi!

Bref, après un très long voyage, les deux adolescents atteignirent malgré quelques péripéties, le Rentaï. Ils se regardèrent, puis d’un seul mouvement, ils fermèrent les yeux quelques secondes. Dans de fluides gestes, ils commencèrent à monter sur la montagne. À peine avaient-ils gravi une vingtaine de mètres qu’ils arrivèrent à une corniche attenante à une profonde grotte. D'un commun accord, ils décidèrent de laisser leurs effets là, ça faciliterait leur ascension. Ils seraient ainsi plus libres de leurs mouvements. Ils laissèrent donc leurs quelques menus objets dans un coin de la grotte, mangèrent un petit quelque chose, burent une dernière gorgée d'eau et reprirent leur petite grimpette.

La suite serait ardue à décrire, surtout à quelqu'un qui ne l'a pas vécu, donc je vous éviterai de lire ce qui suivit tout de suite après. Mais soyez certain que c'était quelque chose de... merveilleux, bien que la douleur ait été de la partie...

Les deux amis se réveillèrent en même temps. Ils étaient au pied de la montagne. Les deux avaient encore très mal, même si la souffrance n’était rien du tout en comparaison à ce qu’ils avaient vécu à l’intérieur. Avaient-ils eu la greffe? Ou cette vague souffrance dont ils se souvenaient n’était que le refus de la montagne? Aurélianne, elle, avait mal tout le long des avant-bras, alors que pour Derrek, c’était aux poignets.

Ils allèrent reprendre leurs effets, incertains de ce qui s’était passé dans la montagne. Finalement, ils arrivèrent à une gorge, dont le précipice était vertigineux. Au fond du précipice il y avait une rivière qui serpentait tout le long du « trou ». Aurélianne et Derrek commencèrent donc à descendre la paroi, car il n’y avait pas vraiment d’autre moyen que d’aller au fond et de remonter. La demi faëlle passait en premier, puis Derrek suivait, un peu moins habile qu’Aurélianne dans l’escalade, mais avec une bonne performance. Il faut avouer aussi que les faëls sont de bons grimpeurs et que même pour un marchombre, il est ardu de rivaliser. D’ailleurs, la compétition entre Ellana Caldin et Chiam Vite avait été très serrée, quelques années plus tôt.

Soudain, une flèche entra dans le roc, sur la roche unique à laquelle Derrek s’accrochait. La prise se réduit en miettes et l’apprenti marchombre ne put se rattraper plus bas à l’endroit où il était sensé se laisser tomber de quelques centimètres plus bas de là où il était un peu plus tôt. Instinctivement, Derrek réussit de justesse à s’accrocher à Aurélianne, qui, d’un réflexe avait réussi à faire sortir sa greffe. Elle l’avait eue! IL s’agissait de trois longues lames sur chaque avant-bras. Si Salim avait été là, il aurait cité un certain Batman, héros de son monde d’origine. Et bien sûr, personne n’y aurait rien compris.

Mais bien vite, un peu de sang commença à perler au bord des lames. Derrek se dépêcha de se retrouver une prise sur la paroi, puis les deux adolescents continuèrent de descendre, mais un peu plus vite, car des flèches commençaient à arriver de nouveau dans leur direction. Autant dire qu’ils n’avaient pas intérêt à rester longtemps en place… Rapidement, ils s’approchaient de la surface de la rivière, mais une flèche vînt se planter dans l’épaule de l’apprentie marchombre, et la douleur, additionnée à celle de sa greffe lui firent perdre prise. Derrek ne put la rattraper et elle tomba dans la rivière. Serrant les dents, Derrek brandit son poignet gauche en direction des archers, mû d’une idée soudaine. Des projectiles métalliques sortirent de son poignet et quelques secondes plus tard, plus aucun archer n’était debout. Derrek sauta dans la rivière, cherchant Aurélianne dans l’eau.

Vite, il la retrouva et la ramena à la surface, la tirant vers la rive. Elle était inconsciente. Donc, Derrek s’activa à la réanimer. Puis, il arriva à l’étape du bouche-à-bouche, car elle semblait ne pas respirer par elle-même. L’apprenti de Diederik pinça donc le nez de la demi faëlle, puis souffla de l’air dans les poumons de la fille aux cheveux d’argent(^^). Au bout d’un moment, ses yeux couleur d’Améthyste s’ouvrirent, regardant d’une façon étrange Derrek qui lui adressa un sourire soulagé…
myona, 14 ans
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